Finance digitale : Les risques liés à la digitalisation des produits et services financiers au cœur des échanges de la première session du CCFD

La première session ordinaire de l’année 2026 au Cadre de concertation sur la Finance Digitale (CCFD) s’est ouverte ce jeudi 11 juin 2026 à Ouagadougou. Présidée par le Ministre de l’Economie et des Finances, Dr Aboubacar Nacanabo, représenté par son Conseiller technique Souleymane Nabolé, cette session a mis le cap sur les risques liés à la digitalisation des services financiers au Burkina Faso.

« Les risques liés à la digitalisation des produits et services financiers : Quelle approche pour réduire la vulnérabilité des consommateurs de services financiers. » C’est sous ce thème que s’est ouvert ce jeudi 11 juin 2026 à Ouagadougou la première session ordinaire de l’année 2026 du Cadre de concertation sur le Finance Digitale (CCFD). Ce cadre qui réunit les acteurs nationaux de l’écosystème de la finance digitale a pris des galons au fil du temps, selon le directeur général de l’Agence nationale de la Promotion de la Finance Inclusive (ANPFI), Wango Fidèle Yaméogo. « Le Cadre de Concertation de la Finance Digitale s’est progressivement imposé comme un espace privilégié de dialogue, de partage d’expérience et de réflexion stratégique entre les différents acteurs du secteur financier et numérique. » a-t-il indiqué dans son mot introductif. Il a en outre salué l’accompagnement du gouvernement pour la tenue de la session et le traitement diligent qu’il réserve aux conclusions et recommandations formulées par les acteurs de la finance digitale. Le Directeur général de l’ANPFI a fait savoir que le thème de cette première session est une invite faite aux acteurs à « poursuivre la réflexion sur les conditions permettant de consolider les acquis de la digitalisation financière tout en veillant à préserver la confiance des utilisateurs et la qualité des services qui leur sont offerts. » Il a invité les participants à faire preuve d’assiduité au cours des travaux afin qu’à l’issue puissent « émerger des propositions pertinentes au bénéfice de l’ensemble des acteurs. »

Président de cette session, le Ministre de l’Economie et des Finances, Camarade Dr Aboubacar Nacanabo, représenté par le Camarade conseiller technique Souleymane Nabolé a indiqué que la transformation numérique est « l’un des moteurs les plus puissants de modernisation des économies » en ce sens qu’elle redéfini « les modes de production, de consommation et d’accès aux services, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de développement pour les Etats, les entreprises et les citoyens. » Cette transformation numérique a eu des positifs impacts sur le développement des services financiers au Burkina Faso. Le Camarade a fait savoir que selon les données officielles, le pays des Hommes intègres comptait en fin d’année 2024 « plus de 149 000 points de service mobile money et plus de 23 millions de comptes enregistrés. » Ces données témoignent du rôle stratégique de la finance digitale dans l’élargissement de l’accès aux services financiers, surtout en milieu rural. Même si ces performances sont à saluer à leur juste valeur, le Camarade Ministre a indiqué que les risques divers ont également émergé. Ils ont pour noms entre autres « Fraudes électroniques, usurpation d’identité, cyberattaques, atteintes à la confidentialité des données ». Il faut donc travailler à préserver et à protéger les acquis de la finance digitale en neutralisant les risques qui l’accompagne. C’est là que réside la pertinence du thème de cette session du Cadre de Concertation sur la Finance Digitale (CCFD). « Le Burkina Faso a fait le choix irréversible de l’innovation et de la modernisation de son système financier. Notre responsabilité est désormais de faire en sorte que cette transformation bénéficie au plus grand nombre tout en garantissant aux citoyens le niveau de sécurité et de protection qu’ils sont en droit d’attendre. » a précisé le camarade Nacanabo.

Des panels sur des thématiques telles que la contribution des services financiers numériques à l’inclusion financière et à la digitalisation ; et la cybersécurité et la protection des données des consommateurs de services financiers digitaux sont inscrits au programme de cette Journée.

Le Cadre de Concertation sur la Finance Digitale (CCFD) est organisée par l’Agence nationale de Promotion de la Finance Inclusive (ANPFI).

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Ahmed Traoré

Sentinelle BF