Le Réseau des Organisations Paysannes pour une Synergie d’Actions au Burkina (ROPSA-B) a procédé ce mercredi 24 juin 2026 à Ouagadougou à la clôture du Projet de Suivi Citoyen des Politiques de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PSC/PSAN). C’était au cours d’un atelier de dissémination des résultats dudit projet. Selon le Président du ROPSA-B, la mise en œuvre du PSC-PSAN a permis d’atteindre des résultats, mais des défis persistent. L’atelier a connu la participation des acteurs institutionnels, des partenaires de mise en œuvre, des partenaires techniques et financiers (PTF) et des représentants des cibles du projet.
Clap de fin pour le Projet de Suivi Citoyen des Politiques de Sécurité alimentaire et nutritionnelle (PSC/PSAN). Au cours d’un atelier tenu ce mercredi 24 juin 2026 à Ouagadougou, le ROPSA-B et ses partenaires ont procédé à la clôture du PSC-PSAN sur des notes de satisfaction. Débuté en juin 2023, ce projet avait pour but entre autres renforcer la veille citoyenne sur la Sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso tout en améliorant la qualité de la formulation et de la mise en œuvre des politiques de sécurité alimentaire et nutritionnelle au profit des populations. Au bout des trois (3) ans de mise en œuvre, le PSC-PSAN a permis d’atteindre des résultats « majeurs » selon le Président Jules Zongo. Et au titre des résultats atteints, il a d’abord cité la mise en place d’organes opérationnels de veille et d’analyse sur la sécurité alimentaire. Il s’agit entre autre de la Plateforme nationale de veille et du Groupe de réflexion et d’anticipation sur les Politiques de sécurité alimentaire et nutritionnelle (GRAP/PSAN). Il note également la mise en place des relais régionaux chargé de collecter les données à la base.
Avec ces organes, le ROPSA-B a pu réaliser quatre (4) types de suivi dans le cadre du PSC-PSAN. Il s’agit notamment du suivi des campagnes agricoles humides, le suivi des opérations de distribution des intrants et équipements agricoles subventionnés, le suivi des opérations des ventes de céréales à prix subventionné par la SONAGESS et le suivi des opérations de distribution gratuite des vivres aux Personnes déplacées internes (PDI). Sur le suivi des opérations de distribution des intrants et équipements agricoles, le Président du ROPSA-B a indiqué qu’il y a eu une « nette amélioration » des quantités d’engrais alloués par l’Etat au profit des producteurs. « Lorsque nous avons commencé en 2023, nous avons mené une étude diagnostique sur la mise à disposition des intrants. Nous avons constaté que l’Etat mettait à la disposition des producteurs à peu près 32 000 tonnes d’engrais. En 2025, nous avons collecté des données, nous avons suivi la mise à disposition sur le terrain, nous avons constaté qu’il y a eu une nette amélioration. 2024, on avait 74 000 tonnes. En 2025, on est arrivé à plus de 80 000 tonnes d’engrais qui ont été mis à la disposition des producteurs. Il y a donc eu une nette amélioration. » Jules Zongo a fait également savoir qu’il y a eu également des efforts qui ont été consentis par l’Action humanitaire notamment la Société nationale de gestion des stocks de sécurité alimentaire (SONAGESS). « Il y a eu une amélioration en terme de quantité de céréales mis à la disposition personnes vulnérables et des PDI. » a-t-il indiqué.
Malgré ces résultats, le ROPSA-B indique que des défis persistent et il est important de pouvoir conjuguer les efforts pour renforcer les actions pour non seulement améliorer les niveaux de productions agricoles, mais aussi le sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations en général, et des personnes vulnérables en particulier. « De 32 à plus de 80 000 tonnes d’engrais peut paraître important, mais il faut noter que le besoin des producteurs s’élève à près de 400 000 tonnes d’engrais. C’est dire qu’il y a encore beaucoup d’efforts à faire. » a affirmé le Président du ROPSA-B.
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Les résultats atteints ont été salué par l’ensemble des acteurs. Paul Romba du Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (SE-CNSA) a traduit ses félicitations aux ROPSA-B pour ce qui a pu être fait au cours de la mise en œuvre du projet. « Le ROPSA-B mène ses activités avec beaucoup de sérieux. Les résultats présentés reposent sur des données vérifiées et des évidences concrètes. Leur contribution permet d’apporter des critiques objectives et constructives pour améliorer les interventions en faveur des populations. » a t-il fait noter. Il a salué leur engagement à impliquer les acteurs institutionnels dans la mise en œuvre du projet. Paul Romba a en outre indiqué que les différentes recommandations et notes de plaidoyers formulées par le ROPSA-B seront soumis à l’appréciation de l’autorité qui sauront donner la suite appropriée.
Toué Dahourou, représentant du Laboratoire Citoyennété, a pour sa part salué une collaboration « franche et studieuse » avec le ROPSA-B durant les années de mise en œuvre du Projet. Il a félicité la faitière pour les résultats atteints, résultats qui permettront de renforcer la qualité de l’intervention de la société civile dans l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso.
Créé en 2015, le Réseau des Organisations Paysannes pour une Synergie d’Actions au Burkina (ROPSA-B) est une faitière d’organisations paysannes burkinabè. Et c’est dans le cadre de la mise en œuvre du projet FASOVEIL, mis en œuvre par le Laboratoire Citoyenneté et la Fondation Hirondelle, que le ROPSA-B a été mandaté pour la mise en œuvre du volet 5 dénommé Projet de Suivi Citoyen de Politique de Sécurité alimentaire et nutritionnelle (PSC-PSAN). Ce projet est financé par l’Union Européenne et la Coopération.
Ahmed Traoré
Sentinelle BF







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