Burkina Faso-Burundi : 14 accords de coopération signés à l’issue de la première Commission mixte

La première session de la Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et le Burundi s’est achevée le 13 août 2026 à Bujumbura par la signature de 14 accords couvrant des domaines aussi variés que l’agriculture, la sécurité, la santé, l’éducation, le sport, la protection civile ou encore les services aériens.

Réunis à l’initiative des présidents Ibrahim Traoré et Évariste Ndayishimiye, les experts des deux pays ont mené des travaux qualifiés d’intenses et d’interactifs, débouchant sur un ensemble d’instruments juridiques signés par les ministres des Affaires étrangères des deux nations lors de la cérémonie de clôture. Parmi ces textes figurent notamment un accord de suppression de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques, de service ou ordinaires, ainsi qu’un accord portant reconnaissance réciproque des permis de conduire nationaux. D’autres accords concernent l’emploi, le travail et la protection sociale, la jeunesse, l’enseignement technique et professionnel, l’enseignement supérieur et la recherche, ou encore la prévention des risques et la gestion des catastrophes, selon la Direction de la Communication et des Relations Publiques du ministère burkinabè des Affaires étrangères.

Ces nouveaux accords viennent renforcer une coopération bilatérale vieille de près de trois décennies. Pour le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, la signature de ces documents marque un point de départ plutôt qu’un aboutissement. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les concertations afin de garantir une mise en œuvre effective des textes, présentant la Commission mixte comme un véritable outil de gouvernance de la coopération plutôt qu’une simple formalité diplomatique.

De son côté, le ministre burundais des Affaires étrangères, Édouard Bizimana, a appelé à approfondir une coopération Sud-Sud fondée sur la confiance et le respect mutuel. Il a plaidé pour le développement des échanges entre opérateurs économiques, la promotion des investissements réciproques et le renforcement des partenariats entre secteurs privés des deux pays, tout en accordant une attention particulière à la jeunesse.

Cette session s’inscrit dans une volonté partagée de faire de la relation entre Ouagadougou et Bujumbura une référence en matière de coopération Sud-Sud, articulée autour de l’intégration régionale et de la paix. Afin d’assurer un suivi concret des engagements pris, les deux délégations ont décidé de la mise en place rapide de comités sectoriels chargés du suivi de la mise en œuvre des accords signés.

Sentinelle BF