Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a inauguré ce lundi à Ouagadougou RAFFINOR-BF, une infrastructure destinée à permettre au pays de transformer localement une partie de l’or extrait de son sous-sol. L’or burkinabè était jusqu’ici en partie raffiné à l’étranger.
Le complexe est implanté à Ouaga 2000, sur cinq hectares, et concrétise un projet lancé en novembre 2023 avec la pose de la première pierre. Il réunit sur un même site une fonderie, un laboratoire d’analyses, un espace de stockage sécurisé, une unité de bijouterie et un bâtiment administratif. L’or produit pourra atteindre une pureté de 99,99 %, soit 24 carats.
Selon le directeur général de la société, Adama Sawadogo, l’investissement de 11 milliards de FCFA a été mobilisé par l’État, à travers la Société nationale des substances précieuses (SONASP. L’usine est modulaire et affiche une capacité théorique de 164 tonnes par an pour la première phase. La seconde phase la porterait à 515 tonnes par an.

Lors de la cérémonie, le chef de l’État a affirmé que l’or doit désormais être transformé, contrôlé, valorisé et certifié dans le pays, et non plus seulement extrait. Il a étendu cette ambition à d’autres ressources : or, manganèse, cuivre, zinc et autres métaux, que le pays entend affiner sur place. Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a ,pour sa part, parlé d’un acte de souveraineté assumée. Les autorités ambitionnent de traiter l’ensemble de la production aurifère nationale, industrielle comme artisanale, et de faire du pays un pôle de référence de l’affinage en Afrique de l’Ouest.
Ce projet s’inscrit dans une politique de reprise en main du secteur minier, dans un pays où l’or est l’un des principales ressources d’exportation. L’inauguration s’est déroulée en présence du président du Faso.
À ce stade, les autorités n’ont pas détaillé publiquement le calendrier de montée en puissance ni la part de production nationale qui sera effectivement raffinée sur place.
Sentinelle BF









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