Burkina Faso : le Groupe de la Banque mondiale lance son nouveau cadre de partenariat 2026-2031

Le Groupe de la Banque mondiale et le Burkina Faso ont officiellement lancé, le vendredi 2 octobre 2026 à Ouagadougou, leur Cadre de partenariat pays (CPP) pour la période 2026-2031. La cérémonie s’est déroulée en présence de membres du Gouvernement, du corps diplomatique et de représentants des partenaires au développement. Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, y a pris part, selon la Direction de la communication et des relations publiques du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité (DCRP/MATM).


Prenant la parole au nom du ministre de l’Économie et des Finances, la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako/Traoré, a rappelé qu’une coopération se mesure à la qualité du dialogue et à la confiance. Elle a indiqué que le nouveau cadre est aligné sur le Plan national de développement « Relance » 2026-2030, référentiel de la programmation économique et sociale du pays. Il repose aussi, a-t-elle précisé, sur les principes de souveraineté, de primauté de l’intérêt national et d’efficacité de l’action publique.


Selon la ministre déléguée, les priorités retenues traduisent la volonté de répondre à des besoins concrets, tout en accompagnant les transformations que le pays souhaite engager. « Trois domaines concernent l’essentiel de notre ambition », a-t-elle déclaré : la santé et l’éducation, l’accès à l’électricité, ainsi que la productivité agricole et la sécurité alimentaire.


Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a rappelé plus de 63 ans de partenariat, depuis l’adhésion du Burkina Faso à l’institution en 1963. Il a salué les résultats du cadre 2018-2024, obtenus malgré un contexte difficile. D’après ses chiffres, plus de 28 millions de personnes ont désormais accès à l’électricité, contre 3,4 millions auparavant. Plus de 430 000 élèves déplacés ont par ailleurs réintégré l’école, et environ 850 000 personnes ont accès à l’eau potable.


M. Diagana a également indiqué que le portefeuille de la Banque mondiale au Burkina Faso atteint désormais 4 milliards de dollars, répartis sur 29 projets actifs. Il a salué l’effort du pays pour mobiliser ses ressources domestiques.
À son tour, Emile Zerbo a salué la mise à jour d’un cadre qu’il a jugé nécessaire, au regard de la clarté de la vision portée par les plus hautes autorités. Pour lui, un partenariat durable se construit sur la confiance, se nourrit de l’engagement et se mesure au résultat. « Au Burkina, on peut dire avec certitude que nous méritons la confiance, nous avons de l’engagement et nous sommes très exigeants en ce qui concerne les résultats », a-t-il affirmé.


Les différentes interventions ont convergé vers une même exigence : passer des orientations aux actes, avec flexibilité, rapidité d’exécution et suivi des impacts. L’objectif est que le CPP 2026-2031 se traduise en emplois, en croissance et en prospérité partagée.


Sentinelle BF