Au Burkina Faso, les autorités s’emploient depuis quelque temps à faire du port du casque un réflexe chez les usagers de motos. La Police Nationale a dressé un bilan des opérations de contrôle menées dans les régions du 1er au 3 octobre 2026. Selon un point consolidé publié par ses services, 14 165 usagers ont été contrôlés sur l’ensemble du territoire national pour non-port du casque.
À l’issue de ces contrôles, 9 799 usagers ont été verbalisés sur place, après avoir réglé la contravention et présenté un casque, soit près de 70 % des personnes contrôlées. En revanche, 3 231 engins ont été saisis et placés en fourrière, faute de paiement de l’amende ou de présentation d’un casque. Cela représente environ 23 % des contrôles.
Par ailleurs, 97 engins ont été mis en fourrière pour d’autres motifs constatés en plus du non-port du casque, notamment l’absence de documents réglementaires, précise la Police Nationale.
Sur la même période, le montant total des amendes forfaitaires dressées s’élève à 31 414 000 francs CFA, d’après la même source.
Les autorités reconnaissent toutefois que la mesure ne fait pas l’unanimité. Le communiqué de la Police Nationale signale des résistances de la part de certains acteurs au respect de l’obligation de port du casque, sans préciser leur nature ni leur ampleur.
Face à ces réticences, l’institution appelle l’ensemble des citoyens à se conformer à la règle. Elle s’appuie sur les propos de son directeur général, l’Inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina, pour qui porter le casque est aussi « un acte révolutionnaire », qui traduit selon lui un cœur rempli de patriotisme.
La Police Nationale annonce que ses équipes continueront d’être déployées régulièrement pour faire appliquer la mesure. Elle affirme agir conformément à la vision des hautes autorités du pays, qui placent la sécurité intégrale des citoyens au cœur de leurs préoccupations.
Sentinelle BF









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