Les Assemblées consulaires des Chambres nationales d’agriculture du Burkina Faso sont dissoutes. C’est l’une des informations majeures issues du Conseil des ministres de ce mercredi 26 décembre 2024 à Ouagadougou.
C’est le dénouement d’une situation qui était appelée à se complexifier davantage. Réunis en conseil des ministres ce mercredi 26 décembre 2024, le gouvernement burkinabè a décidé de la dissolution des Assemblées consulaires des Chambres d’agriculture.
Selon le compte rendu de la rencontre gouvernementale, des griefs majeurs sont reprochés aux Chambres d’agriculture. Le gouvernement dit en effet constater qu’après plus de vingt (20) ans d’existence, « le fonctionnement des Chambres d’agriculture comporte des insuffisances en termes de professionnalisation des producteurs. » Il révèle que « le fonctionnement des Chambres d’agriculture dépend largement des subventions étatiques évaluées en moyenne à deux cent vingt-cinq millions (225 000 000) F CFA par an, alors que celles-ci étaient sensées se prendre en charge à travers la mobilisation de ressources propres. »
L’incapacité de la Chambre d’agriculture a assuré son propre financement n’est pas le seul reproche à lui faite par le gouvernement. Le conseil des ministres fait savoir que l’instance était également politisée « avec une volonté souvent affichée de certains élus de demeurer toujours à leurs postes, occasionnant parfois la non-tenue des élections à bonne date et la prorogation des mandats. »
C’est face à un tel tableau que le gouvernement a décidé de la dissolution des Assemblées consulaires des Chambres d’agriculture. Cela devait permettre entre autres « de réfléchir sur le devenir des Chambres d’agriculture dont l’impact sur le développement rural reste encore très faible. », selon le compte rendu.
Sentinelle BF

Commentez