Sentant qu’il était seul dans sa lutte sans relâche pour une société française tournée vers l’écologie, Nicolas Hulot a fait le choix raisonnable d’annoncer sa démission de son poste de Ministre en charge de la Transition écologique en direct sur un média français. Il a souhaité cette forme qui ne respecte pas les normes protocolaires pour qu’en effet le Président Macron, avec qui il n’a pas de différend particulier, ne le dissuade.
Nicolas Hulot indique par ailleurs s’être investi pour que l’environnement soit au cœur de l’action gouvernementale, mais le Président Emmanuel Macron et son Premier Ministre ne l’entendaient pas de cette oreille. Il a déploré le report de l’objectif consistant à ramener à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025 et surtout le recul du gouvernement face à sa promesse de faire interdire les herbicides au glyphosate d’ici trois ans. Cette frustration l’aura conduit à rendre le tablier en espérant que sa démission permettra au Chef de l’Etat d’avoir un regard plus attentionné sur l’environnement.
Le Ministre burkinabè en charge de l’environnement, Nestor Bassière peut bien être le « Hulot burkinabè ». Et c’est simple. Il ne doit refuser d’être complice de ce terrorisme environnemental qui consiste à détruire la forêt de Kua. Il doit surtout éviter de prendre conseils et d’être à la solde d’acteurs qui ignorent encore à quoi sert une forêt. Le Ministre Nestor Bassière doit s’investir pour faire capoter ce projet de déclassifier la forêt de Kua. S’il ne réussit pas à le faire, qu’il rende humblement sa démission de ce département en charge de la protection de l’environnement. Il n’en sortira que grandi. Faut-il peut-être le rappeler également, Nicolas Hulot a réussi à faire abandonner le projet de construction de l’Aéroport Notre-dame-des-landes au nom de l’environnement.
Sentinelle BF
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