Sommet mondial sur le développement social : le Burkina Faso plaide pour l’autonomisation des familles déplacées

Le Burkina Faso a co-organisé, en marge du 2ᵉ Sommet mondial sur le développement social tenu du 4 au 6 novembre 2025, un événement parallèle consacré à l’autonomisation socio-économique des familles déplacées, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), selon la Direction de la communication et des relations publiques du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur (DCRP/MAECR-BE).

D’après la même source, cette rencontre, présidée par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a réuni plusieurs personnalités de haut niveau autour du thème des défis et perspectives d’un développement inclusif pour les familles déplacées. Le ministre burkinabè y a rappelé le contexte sécuritaire à l’origine des déplacements massifs de populations dans les pays de la Confédération des États du Sahel (AES), tout en présentant les initiatives nationales destinées à réduire la dépendance de ces familles, notamment les jeunes et les femmes, à l’assistance humanitaire.

Le chef de la diplomatie burkinabè a évoqué une approche combinant réponse d’urgence et relèvement, à travers le Plan national de réponse humanitaire et la Stratégie nationale de relèvement des personnes déplacées internes et des communautés d’accueil. Il a cité en exemple le « Projet 1000 métiers à tisser au profit des femmes déplacées internes » (1000 MAT-FDI), mis en œuvre dans les régions à forte concentration de personnes déplacées.

Toujours selon la DCRP/MAECR-BE, les représentants du PNUD et du HCR ont salué les efforts du Burkina Faso en la matière et réaffirmé l’engagement des agences onusiennes à poursuivre leur appui. Les ministres du Mali et du Niger ont, pour leur part, partagé leurs expériences nationales respectives face aux mêmes enjeux de déplacement forcé.

Les participants ont plaidé pour une approche régionale concertée et une coordination renforcée entre États et partenaires, en vue de transformer les défis liés au déplacement en opportunités de développement inclusif.

Le Burkina Faso compte, selon les données humanitaires régulièrement publiées par les Nations Unies, plusieurs centaines de milliers de personnes déplacées internes du fait de la crise sécuritaire qui affecte le pays depuis 2015.

 Sentinelle BF