Risques climatiques : le Burkina Faso s’apprête à ratifier l’accord de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques

Réuni le jeudi 6 novembre 2025 à Ouagadougou,le Conseil des ministres, a examiné un projet de loi portant autorisation de ratification de l’Accord portant création de l’Institution de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC), signé le 23 novembre 2012 à Prétoria, en Afrique du Sud.

Selon le compte rendu officiel du conseil des ministres, la Mutuelle panafricaine de gestion des risques est une institution spécialisée créée par l’Union africaine, destinée à aider les États membres à réduire les pertes et dommages causés par les événements météorologiques extrêmes et les catastrophes naturelles, en apportant des réponses rapides, transparentes et financièrement avantageuses aux populations affectées.

Selon le Conseil des ministres, la ratification de cet accord par le Burkina Faso permettrait notamment de réduire la dépendance du pays à l’aide humanitaire extérieure, grâce à un mécanisme africain autonome de gestion des risques. Elle ouvrirait également la possibilité de souscrire à des polices d’assurance agricole, pastorale ou à d’autres produits proposés par l’institution, ainsi qu’un accès plus rapide à des financements d’urgence en cas de catastrophe, réduisant les délais de mobilisation des ressources et leurs impacts négatifs. Le Conseil des ministres présente cette adhésion comme un moyen de renforcer la résilience nationale face aux aléas climatiques, en particulier dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la sécurité alimentaire.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission du projet de loi à l’Assemblée législative de Transition, qui devra se prononcer sur sa ratification définitive.

Le Burkina Faso, comme plusieurs pays du Sahel, est régulièrement exposé à des épisodes climatiques extrêmes — sécheresses, inondations ou irrégularités pluviométriques — qui affectent directement la production agricole et pastorale, piliers de l’économie nationale. Dans un contexte marqué par des besoins humanitaires importants liés à la crise sécuritaire, l’adhésion à des mécanismes assurantiels régionaux comme l’ARC s’inscrit dans une tendance plus large des États africains à rechercher des outils de financement souverain face aux risques climatiques, en complément des dispositifs d’aide internationale classiques.

Sentinelle BF