COP30 : le Burkina Faso plaide pour une justice climatique en faveur de l’Afrique

À l’occasion de la 30ᵉ Conférence des Parties sur les changements climatiques (COP30), qui se tient à Belém, au Brésil, le ministre burkinabè de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, a livré un discours dans lequel il a défendu la cause climatique africaine et présenté les engagements de son pays en matière d’environnement.

Portant les salutations du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, le ministre a d’abord remercié le Brésil pour l’organisation de cette conférence, tout en réaffirmant la souveraineté du Burkina Faso dans ses choix et sa solidarité dans ses engagements climatiques.

Roger Baro a rappelé que le Burkina Faso honore ses engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris à travers sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN) 3.0, qui vise une réduction de 30,87 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, pour un coût global estimé à 7,5 milliards de dollars US, dont 2,8 milliards restent à mobiliser. Il a également cité le Plan National d’Adaptation 2024-2028 et les stratégies REDD+ comme piliers de l’action climatique nationale.

Le ministre a présenté plusieurs initiatives concrètes menées par le pays, notamment l’Heure Patriotique pour Reverdir le Faso, ayant permis la plantation de plus de cinq millions d’arbres en une heure, ainsi que la mise en place de 89 bosquets à plantes médicinales et le développement de l’énergie solaire.

Sur le plan de la justice climatique, Roger Baro a plaidé pour des financements accrus et majoritairement sous forme de subventions en faveur des pays les moins industrialisés, estimant que les pays les plus émetteurs historiques de gaz à effet de serre doivent assumer une plus grande part de l’effort financier pour l’adaptation. Il a précisé que le Burkina Faso refuse que ce devoir de justice climatique se transforme en instrument de domination politique.

Le ministre a en outre indiqué que son pays, dans le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES), soutient les positions du Groupe des Pays les Moins Avancés, du Groupe Afrique et du G77 + Chine, en faveur d’un ordre climatique fondé sur la souveraineté et l’équité.

Sentinelle BF