Le Burkina Faso et le Ghana ont signé, le mardi 11 août 2026 à Accra, un accord de coopération en matière de défense destiné à sécuriser les principaux axes commerciaux reliant les deux pays. Ces informations ont été relayées par plusieurs médias dont Burkina24 et La Nouvelle Tribune.
Le texte a été paraphé par le ministre adjoint ghanéen de la Défense, le Dr Cassiel Ato Baah Forson, et le ministre d’État du Burkina Faso, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du vice-ministre adjoint ghanéen à la Défense, Ernest Brogya Genfi, du directeur général du ministère, Emmanuel Kartey, de l’ambassadeur du Burkina Faso au Ghana, David Kabré, ainsi que du chef du service de défense ghanéen, le lieutenant général William Agyapong.
Le dispositif prévoit un appui sécuritaire et des opérations d’escorte sur les principaux axes reliant les deux pays, dans un contexte où l’insécurité perturbe la circulation des biens et des personnes dans plusieurs zones du Sahel. L’objectif affiché est de mieux protéger transporteurs, marchandises et voies d’approvisionnement, tout en renforçant la coordination entre les forces de défense des deux États sur ces itinéraires jugés stratégiques.
Cette coopération intervient alors que le Burkina Faso fait face depuis plus d’une décennie à des attaques de groupes armés liés à Al-Qaïda et à l’État islamique sur de larges portions de son territoire. Cette situation n’est pas sans inquiéter ses voisins côtiers pour une partie des échanges.
L’accord s’inscrit également dans la continuité d’une relation bilatérale déjà dense : en février 2026, les deux pays avaient signé sept instruments juridiques à Ouagadougou, portant notamment sur le transport, la reconnaissance mutuelle des permis de conduire et la délimitation de leur frontière commune de plus de 500 kilomètres.
Pour Accra et Ouagadougou, la sécurisation de ces axes représente à la fois un enjeu économique et sécuritaire, dans une sous-région où l’instabilité continue de peser sur le commerce transfrontalier et sur les populations qui, des deux côtés de la frontière, partagent des liens historiques, familiaux et commerciaux anciens.
Sentinelle BF









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