Le pays des Hommes intègres a été distingué par l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique lors d’une rencontre technique tenue à Johannesburg, a fait savoir la Direction de la communication et des relations publiques du ministère de la Santé (DCRP/MS).
Le Burkina Faso a reçu une attestation de reconnaissance du Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique (OMS AFRO) pour ses performances en matière de disponibilité des données sur les personnels de santé.
Cette distinction a été décernée lors de la Réunion technique annuelle de revue et de planification des ressources humaines en santé (RHS) 2026, tenue du 17 au 21 août à Johannesburg, en Afrique du Sud. Le pays des Hommes intègres y était représenté par le Directeur des ressources humaines du ministère de la Santé, le Camarade Mamadou Traoré.
D’après les résultats présentés à cette occasion, le Burkina Faso occupe la première place en Afrique francophone, la deuxième place à l’échelle du continent africain et la cinquième place au niveau mondial. Son score de disponibilité des données est passé de 89 % à 93 %.
Cette performance traduit les efforts consentis par les autorités burkinabè pour améliorer la collecte, la consolidation et la disponibilité des informations relatives aux personnels de santé, un outil stratégique pour mieux connaître les effectifs, leur répartition et les besoins du système sanitaire national. Ces données doivent notamment éclairer les décisions en matière de recrutement, de formation, de spécialisation, d’affectation et de mobilité des agents de santé.
Cette reconnaissance intervient alors que la question de la fuite des personnels de santé africains vers les pays occidentaux continue de préoccuper l’Organisation mondiale de la Santé. Selon des données de l’OCDE citant l’OMS, près de 89 000 médecins et 257 000 infirmiers exerçant dans les pays de l’OCDE sont originaires de pays inscrits sur la liste des nations dont le système de santé est jugé fragile, une situation qui concerne en premier lieu de petits États insulaires et des pays moins développés d’Afrique subsaharienne. Face à ce phénomène, l’OMS appelle les États à appliquer son Code de pratique mondial pour le recrutement international des personnels de santé, afin d’aider les pays en développement à consolider leurs propres effectifs.
C’est dans ce contexte que la fiabilisation des données sur les ressources humaines en santé, saluée pour le Burkina Faso, prend tout son sens : elle doit permettre de mieux anticiper les départs, d’orienter la formation et de renforcer la rétention des agents sur le territoire national. Le défi consiste désormais à consolider ces acquis et à renforcer l’utilisation de ces données dans la prise de décision, le ministère de la Santé étant appelé à poursuivre cette dynamique pour améliorer durablement l’offre de soins.
Sentinelle BF









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