Burkina Faso : Le taux d’exécution de la stratégie de modernisation de l’administration atteint 74,89 % en 2024

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a présidé, ce mardi 2 septembre 2025 à Ouagadougou, la première session ordinaire du Conseil national de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance. Cette session ordinaire était consacrée au bilan 2024 et aux priorités pour l’année 2026.

Le Conseil national de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance (CN-MABG) s’est réuni en session ordinaire pour examiner l’état de mise en œuvre de la Stratégie nationale de modernisation de l’administration publique (SN-MAP) au titre de l’année 2024, ainsi que les actions de promotion de la bonne gouvernance, a-t-on appris auprès de la Direction de la communication et des relations publiques de la Primature (DCRP/Primature).

Selon le rapport annuel 2024 présenté lors de la session, le taux d’exécution physique des activités de la stratégie s’est établi à 74,89 %, contre 31,86 % en 2023.

À l’ouverture des travaux, le Premier ministre a inscrit les enjeux de cette session dans le cadre de la Révolution progressiste populaire, appelant l’administration publique à se départir de pratiques telles que la lourdeur bureaucratique ou l’opacité des procédures. Il a également exhorté les administrations centrales, déconcentrées et décentralisées, ainsi que les sociétés et établissements publics de l’État, à mettre fin à la fluctuation permanente des organigrammes et à la concurrence institutionnelle, au profit d’un meilleur service aux citoyens.

De son côté, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré, a situé les principaux défis de la modernisation dans la conduite de réformes institutionnelles et le développement de l’administration électronique, notamment par la digitalisation des procédures.

Le chef du gouvernement a par ailleurs donné des orientations portant sur l’accélération de la digitalisation, la rationalisation des structures administratives et le renforcement de la transparence. Ces priorités doivent se traduire, dès 2026, par une nouvelle stratégie nationale axée sur la gestion des ressources humaines, l’opérationnalisation d’un guichet virtuel unique et la diffusion d’un livre blanc sur les valeurs du service public.

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