Burkina Faso : Vers une restauration de la peine de mort

Le gouvernement burkinabè veut restaurer la peine de mort. Il a en effet adopté ce jeudi 4 décembre 2025 un projet de loi modifiant le code pénal. Et parmi les nouvelles dispositions à intégrer, figure le rétablissement de la peine de mort et sa procédure d’éxecution.

Selon le gouvernement burkinabè, cette réforme vise à adapter la politique pénale du pays au contexte de lutte contre le terrorisme, à la montée de la criminalité transfrontalière et à l’émergence de comportements jugés contraires aux valeurs culturelles endogènes. Outre le rétablissement de la peine capitale, le texte prévoit un rehaussement des peines relatives aux infractions à la circulation routière, l’incrimination des pratiques homosexuelles et assimilées, ainsi que celle de la polyandrie.

Le projet de loi introduit également l’incrimination de l’abattage et de l’exportation d’ânes, de chameaux et d’équidés, ainsi que de leurs produits dérivés. Cette mesure est destinée à protéger un cheptel jugé stratégique pour le pays.

Enfin, il prévoit de sanctionner les appels téléphoniques ou messages malveillants réitérés et les agressions sonores visant à troubler la tranquillité d’autrui, y compris ceux ciblant les numéros verts des services publics.

Le gouvernement présente cette révision comme un moyen de doter le pays d’un dispositif juridique renforçant la protection de la société burkinabè, dans un contexte de défis sécuritaire à relever.

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