Côte d’Ivoire – Commercialisation de l’anacarde 2026: Le prix plancher du kilogramme d’anacarde en baisse

Le Premier ministre ivoirien Beugré Mambé a présidé le 6 février dernier à Yamoussokro la cérémonie officielle d’ouverture des Journées nationales du Producteur de l’anacarde, du coton et du karité. Et c’est au cours de cette cérémonie que la très attendue annonce du prix plancher bord champs du kilogramme de la noix de cajou au titre de la campagne de commercialisation 2026 a été donné.

Et c’est le Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné qui a officiellement annoncé le prix plancher bord champs du kilogramme de la noix de cajou en Côte d’Ivoire pour la campagne 2026. Ainsi, le Ministre Nabagné a annoncé que ce prix plancher est fixé à 400 Fcfa. Cela représente une baisse de 6%, soit 25 Fcfa par rapport à la précédente campagne. Selon le Ministre d’Etat, cette baisse s’explique « par un repli constaté sur le marché international, accentué par des mesures tarifaires restrictives imposées par les Etats-Unis. » Aussi, il a ajouté une baisse du dollar qui est passé de 620 Fcfa en 2025 à 565 Fcfa à ce jour. Cela a contribué à limiter « mécaniquement les marges de manœuvres financières. », selon l’autorité ivoirienne. En toute état de cause, le Ministre d’Etat indique qu’il s’agit d’un « prix prudent, mais protecteur » qui va permettre de « préserver l’écoulement de toute la production nationale tout en sécurisant les revenus des producteurs. » Par ailleurs, il a fait savoir que ce prix pourrait être revu à la hausse en cas d’amélioration de la situation au niveau international.

Le Premier Ministre Beugré Mambé a indiqué au cours de la cérémonie d’ouverture l’attachement de la première autorité du pays au développement de la filière anacarde en Côte d’Ivoire. Il a fait savoir que les efforts sont constamment consentis afin de permettre au pays de renforcer sa position de leader mondial de la production d’anacarde. Beugré Mambé a affirmé qu’il s’agit certes de renforcer les niveaux de production, mais aussi et surtout d’accroitre les niveaux de transformation locale de la noix de cajou. Il se réjouit de constater que le pays parvient à transformer dans 37 usines installées sur le sol ivoirien 42% de sa production, mais les efforts devront encore se poursuivre.

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