À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’hépatite, célébrée ce lundi 28 juillet 2025, le ministre burkinabè de la Santé, le Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a lancé un appel vibrant à la mobilisation générale. Placé sous le thème « Hépatite : faisons tomber les barrières ! », cet événement annuel constitue une tribune pour sensibiliser les populations et intensifier la riposte nationale face à ces infections.
Au Burkina Faso, la situation épidémiologique demeure particulièrement alarmante. Les données nationales révèlent un taux de prévalence élevé, estimé à 9,1 % pour l’hépatite virale B et à 3,6 % pour l’hépatite C. Derrière ces pourcentages se cache une réalité dramatique : ces virus sont les principaux responsables de maladies hépatiques chroniques, de cirrhoses et de cancers du foie. Le caractère insidieux de ces pathologies entraîne souvent des diagnostics trop tardifs. Le ministre a rappelé avec gravité que derrière chaque statistique se trouvent des vies humaines et des familles brisées.
Malgré l’existence de traitements efficaces et de mécanismes de dépistage, une large frange de la population ignore toujours son statut sérologique. Cette méconnaissance alimente la chaîne de transmission communautaire. Face à ce constat, le Dr Kargougou a insisté sur l’urgence d’intensifier le dépistage précoce, de généraliser la vaccination et d’optimiser l’accompagnement médical des patients.
Pour endiguer ce fléau, le gouvernement burkinabè a érigé la lutte contre les hépatites au rang de priorité sanitaire à travers plusieurs vagues d’actions. Les efforts se sont matérialisés par le renforcement des campagnes de sensibilisation et des capacités de diagnostic dans les hôpitaux. De plus, l’intégration systématique du vaccin contre l’hépatite B dès la naissance dans le Programme élargi de vaccination (PEV) permet de protéger les générations futures. Des structures de soins dédiées, ou files actives, ont également été déployées pour assurer la distribution de traitements antiviraux aux personnes infectées.
Le tableau comporte pourtant des zones d’ombre, et le premier responsable de la santé n’a pas caché les défis persistants. L’accès financier aux examens de dépistage et aux thérapies reste une barrière pour de nombreux Burkinabè. Pour faire tomber ces obstacles, le Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou prône une approche multisectorielle et une synergie d’actions accrues, invitant les partenaires et les citoyens à faire de cette commémoration le point de départ d’une offensive plus coordonnée et solidaire.
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