Région du Yaadga – Agro-écologie : Un nouveau projet agroécologique lancé par le PDS de Ouahigouya

C’est parti depuis ce vendredi 3 avril 2026 pour le Projet de renforcement de la transition agro-écologique pour un système alimentaire durable dans la région du Yaadga. Le Président de la délégation spéciale de la commune de Ouahigouya, Amos Lankoandé a donné le top départ de ce projet au cours d’une cérémonie tenue à Ouahigouya. Ce projet devrait permettre d’accélérer l’autonomisation économique des femmes tout en améliorant la qualité des différentes productions dans la région du Yaadga, selon Salimata Ganamé, Présidente de l’Association de Développement durable des Femmes, personnes déplacées internes, réfugiés et hôtes du Yaadga (ADFY).

Porté par l’Association de Développement durable des Femmes, personnes déplacées internes, réfugiés et hôtes du Yaadga (ADFY), le Projet de renforcement de la transition agro-écologique pour un système alimentaire durable dans la région du Yaadga vise à accélérer la transition agroécologique dans la région du Yaadga. Il est financé par le Programme JAFOWA et s’étale sur une période de deux (2) ans. Il devrait permettre entre autres de renforcer la production de compost biologique au profit des producteurs agropastoraux, d’améliorer la qualité des productions d’aliments sains et faire du Yaadga un hub de valorisation des savoirs faire endogènes en matière de production écologique.

Selon la Présidente de l’ADFY, Salimata Ganamé, la mise en œuvre de ce projet implique divers acteurs dont notamment les femmes, les ménages, les écoles et les Universités. Il implique également les acteurs du monde de la recherche et des organisations sœurs telles que l’INADES. Elle a indiqué que l’implication de l’ensemble de ces acteurs permettra une meilleure mise en œuvre du projet.

Pour le représentant du bailleur, Ousseini Ouédraogo, « l’agro-écologie n’est plus une option, c’est une nécessité. » Et tout projet qui vise à renforcer la transition écologique, soutenir la production de compost biologique et la production d’aliments sains au profit des populations méritent grande attention. C’est pourquoi JOFOWA s’est engagé à soutenir ce projet porté par l’ADFY. Il a appelé l’ADFY à faire preuve de diligence et d’intelligence dans la mise en œuvre du projet au regard de sa portée. Ousseini Ouédraogo a rassuré qu’il gardera un œil sur la mise en œuvre du projet et n’a pas manqué de rappeler l’importance de se nourrir d’aliments produits sur les principes agro-écologiques. Ousseini Ouédraogo a aussi indiqué que ce projet est à mettre à l’actif de la délégation spéciale de Ouahigouya qui fait de l’autonomisation économique des femmes son cheval de bataille. « Nous sommes là aussi pour saluer la vision stratégique de la délégation spéciale de Ouahigouya envers les femmes. » a-t-il dit.

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Chercheur au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), Hamadé Sigué a salué l’intelligence de l’ADFY d’intégrer le secteur de la recherche dans ce projet. Il a indiqué qu’il s’agira pour lui de valoriser l’engrais qui sera produit et surtout de documenter. « Si nous documentons, cela va être utilisé continuellement que ce soit dans d’autres projets ou non. » a –t-il indiqué.

Amos Lankoandé, Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune Ouahigouya, a pour sa part souligné l’importance de la production agroécologique au double plans de la santé publique et de souveraineté alimentaire recherchée. Il a salué la pertinence du Projet porté par l’ADFY dans la mesure où il va permettre de « valoriser les savoirs endogènes que nous avons en terme de production écologique. » Le premier magistrat de la commune de Ouahigouya a également salué le choix mettre les femmes au cœur de la mise en œuvre de ce projet. Cela devrait permettre d’améliorer leur autonomisation économique. Amos Lankoandé a rassuré l’ADFY et ses partenaires de l’engagement de la commune de Ouahigouya à les accompagner et à faciliter la mise en œuvre du projet.

Après le lancement officiel du projet, la prochaine étape est l’identification des cinq (5) écoles et aussi des cinquante (50) ménages partenaires.

Ahmed Traoré

Sentinelle BF