Séjour présidentiel dans le Yaadga: Le Président Ibrahim Traoré rencontre forces de défense et forces vives à Ouahigouya

Le Président du Faso, le camarade Capitaine Ibrahim Traoré, s’est rendu ce jeudi 16 juillet dans la région du Yaadga, à Ouahigouya, pour une double rencontre : d’abord avec les Forces de défense, les Forces de sécurité intérieure et les Volontaires pour la défense de la patrie engagés dans la région, puis avec les forces vives locales, selon un communiqué de la Direction de la communication de la Présidence du Faso.

Un message aux troupes engagées dans la reconquête du territoire

Devant les unités combattantes, le Chef de l’État a salué leur engagement dans les opérations de reconquête territoriale menées dans la région. Il les a exhortées à poursuivre la lutte contre les groupes armés, tout en les invitant à expliquer aux plus jeunes recrues le contexte des attaques dont le pays fait l’objet. Le Président a notamment évoqué le rôle des ressources naturelles du pays dans les tensions actuelles, affirmant que le Burkina Faso disposerait de richesses insuffisamment valorisées.

Le président du Faso face aux FDS

Il a également appelé les différentes composantes des forces armées à renforcer leur cohésion face à ce qu’il a qualifié de guerre « multidimensionnelle », à la fois économique, communicationnelle et diplomatique. Le Chef de l’État est par ailleurs revenu sur les efforts d’équipement et de renforcement des capacités opérationnelles des forces armées, réalisés selon lui grâce à la mobilisation de la population.

Doléances et attentes des forces vives du Yaadga

Lors de la seconde rencontre, les représentants des forces vives de la région ont exposé une série de doléances sociales et économiques. Des porte-parole des personnes âgées et des personnes en situation de handicap ont plaidé respectivement pour la création d’un centre de soins gériatriques régional et pour un appui structurel au centre de promotion des personnes handicapées. Un représentant des personnes déplacées internes a également pris la parole pour témoigner de la situation de cette population et de sa volonté de continuer à participer au développement local.

Les questions économiques ont occupé une place importante dans les échanges. Une porte-parole des femmes a remercié les autorités pour l’adduction d’eau potable et l’aménagement d’un périmètre maraîcher, tout en demandant des financements et formations supplémentaires. D’autres intervenants ont proposé l’instauration d’une journée nationale de l’artisan, la création de zones d’activités dédiées, ainsi que la modernisation de la production agricole pour renforcer la souveraineté alimentaire.

Les infrastructures et l’éducation ont également été évoquées, avec des demandes portant sur le bitumage d’axes routiers reliant la région, dont la RN2 et la voie Tougan-Ouahigouya, ainsi que sur la modernisation et la sécurisation des établissements scolaires et universitaires.

La réponse du Chef de l’État

Dans sa réponse, le Capitaine Ibrahim Traoré a reconnu ne pas pouvoir répondre immédiatement à l’ensemble des attentes exprimées, tout en assurant que des efforts étaient engagés. Il a par ailleurs appelé à un changement des mentalités vis-à-vis des anciennes puissances coloniales, et annoncé la mise à disposition d’équipements pour permettre aux populations locales de réaliser elles-mêmes certains travaux routiers, avec l’accompagnement de l’État. Il a également abordé les difficultés économiques et médiatiques auxquelles le pays ferait face, qu’il a attribuées aux ressources naturelles du Burkina Faso.

Le Chef de l’Etat face aux force vives de la région

Cette double rencontre à Ouahigouya s’inscrit dans le cadre du déplacements du Chef de l’État à travers les régions du pays, destinés à la fois à galvaniser les troupes engagées sur le terrain sécuritaire et à recueillir directement les préoccupations des populations locales.

Sentinelle BF

Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso.