Le Conseil des ministres, réuni le jeudi 9 octobre 2025 à Ouagadougou, a examiné et adopté un projet de loi portant obligation, pour les grandes entreprises, de construire un siège social au Burkina Faso, avant sa transmission à l’Assemblée législative de transition, selon le compte rendu officiel de la rencontre.
D’après ce document, ce projet de loi s’inscrit dans la continuité des orientations stratégiques du gouvernement burkinabè visant à renforcer la souveraineté économique du pays. Il ambitionne de doter le Burkina Faso d’un instrument juridique destiné à améliorer la mobilisation des ressources fiscales tout en générant des retombées économiques et sociales.
Selon le Conseil des ministres, cette mesure devrait permettre au pays d’enregistrer des résultats positifs en matière d’investissements immobiliers, de création d’emplois et de renforcement des recettes fiscales, tout en garantissant le respect des standards de qualité architecturale et de durabilité environnementale.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique plus large des réformes économiques engagées par les autorités de transition depuis 2022, qui ont multiplié les mesures visant à accroître le contrôle de l’État sur les ressources nationales et à renforcer la contribution du secteur privé, notamment étranger, à l’économie burkinabè. Ces dernières années, plusieurs réformes fiscales et sectorielles ( dans les mines, les télécommunications ou encore l’agro-industrie) ont poursuivi des objectifs similaires de captation accrue de la valeur économique sur le territoire national.
L’obligation de disposer d’un siège physique au Burkina Faso pourrait notamment concerner les grandes entreprises multinationales opérant dans le pays sans y avoir établi de structure de direction permanente, une pratique parfois pointée du doigt pour ses effets sur l’assiette fiscale nationale.
Le texte doit désormais être examiné par l’Assemblée législative de transition avant son adoption définitive. Les modalités précises d’application, notamment les critères définissant les entreprises concernées et les délais de mise en conformité, devraient être précisées par les textes réglementaires ultérieurs.
Sentinelle BF









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