Tribune de l’ONU : Le Mali dénonce le terrorisme au Sahel et ces suppôts

Devant la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, le 26 septembre 2025 à New York, le chef du gouvernement malien, Abdoulaye Maïga a défendu la stratégie sécuritaire de la Confédération des États du Sahel (AES), annoncé le retrait de ses trois États membres du Statut de Rome et exposé un différend avec l’Algérie autour de la destruction d’un drone malien. Le discours a été retransmis sur les canaux de communication des Nations Unies.

Le Général de division, Abdoulaye Maiga, Premier ministre du Mali, s’est exprimé le 26 septembre 2025 à la tribune de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, au nom de la Confédération des États du Sahel regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, selon le texte intégral du discours transmis à la presse.

Dans son allocution, le Premier ministre malien a présenté la lutte contre le terrorisme comme la priorité commune des trois pays de l’AES, évoquant une coopération renforcée entre leurs forces armées. Il a dénoncé ce qu’il a qualifié de soutien de « sponsors étatiques étrangers » aux groupes armés dans la région, sans apporter de preuves publiques à l’appui de ces accusations, et a mis en cause la France ainsi que des livraisons d’armes à l’Ukraine, qu’il a présentées comme liées à l’insécurité au Sahel.

Le chef du gouvernement malien a confirmé le retrait, effectif depuis le 22 septembre 2025, des trois pays de l’AES du Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale, au profit selon lui de mécanismes judiciaires nationaux.

Il a également détaillé un différend opposant le Mali à l’Algérie, survenu après la destruction d’un drone militaire malien le 1er avril 2025, que le gouvernement malien attribue aux forces algériennes. Le Mali a annoncé avoir saisi la Cour internationale de justice à ce sujet, tandis que l’Algérie a, selon les propos rapportés dans le discours, refusé de reconnaître la compétence de la Cour dans cette affaire.

Sur le plan multilatéral, le Premier ministre a appelé à une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies en faveur d’une meilleure représentation de l’Afrique, conformément au Consensus d’Ezulwini, et a évoqué la création d’une Banque confédérale pour l’investissement et le développement au sein de l’AES.

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