Zoom sur – Aviculture : Les kuroilers, cette race de poulet hybride qui séduit

Ils sont prisés par les aviculteurs Ouest-africains en général pour des raisons diverses. Résistant aux maladies, croissance rapide et productivité intéressante, telles sont entre autres les caractéristiques des kuroilers, cette race de poulets hybrides qui gagne de plus en plus le cœur des producteurs africains. Zoom.

C’est en 1970 que l’Institut indien de recherche agricole a développé pour la première fois les poulets kuroilers. Il s’agit d’une race hybride de poulet développé grâce à un croisement entre les poulets locaux et des races étrangères. L’équipe de chercheur entendaient ainsi mettre au point une race de poulet encore plus robuste et davantage productive. Cette nouvelle race devrait également répondre à d’autres besoins spécifiques des aviculteurs locaux notamment l’adaptation aux conditions climatiques et la rapidité de la croissance. Cette nouvelle a rapidement eu un succès auprès des aviculteurs surtout en milieu rural indien où elle a contribué à renforcer la sécurité alimentaire et à améliorer les revenus des ménages.

Vingt (20) ans après, les kuroilers vont être introduits en Afrique, notamment en Ouganda. Ils ont aussi été adoptés et très prisés par les aviculteurs. Et c’est de ce pays que les kuroilers ont été répandu dans les autres pays d’Afrique, même la nature des croisements a connu une évolution pour être mieux répondre aux besoins spécifiques des producteurs du continent.

Le succès des kuroilers repose sur ses caractéristiques singulières. Ils sont d’abord connus pour être résistants aux maladies et aux conditions climatiques délicates comme celui en Afrique. C’est en cela d’ailleurs qu’ils se différent de l’essentiel des autres races étrangères. En terme de croissance, il faut noter que les kuroilers ont une rapide croissance. Ils peuvent atteindre la maturité en 10 – 11 semaines avec des poids pouvant atteindre 3,5 kilogrammes pour les mâles et 2,5 kg pour les femelles. Ils sont également très productifs avec une moyenne de 140 à 150 œufs par ans. Autre fait important, c’est leur alimentation. Omnivores, ils peuvent se nourrir des restes de cuisine, des déchets agricoles et des plantes. Les kuroilers ont également cette particularité d’avoir une chair tendre avec un goût qui ne diffère pas assez des poulets locaux ; cela contribue à faire de cette race l’une des « meilleures » en Afrique de l’Ouest.

Lire aussi : Emballage agroalimentaire : Afoodpack a un nouveau PCO – SentinelleBf

Sentinelle BF