Le Burkina Faso mise 104 milliards FCFA pour accélérer l’électrification du pays

Réuni ce jeudi sous la présidence du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a adopté deux mesures majeures : un investissement de plus de 104 milliards FCFA destiné à accélérer l’électrification du pays et un nouveau guide méthodologique pour la description des postes dans l’administration publique.

Porté par le ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières, le projet énergétique doit renforcer les capacités opérationnelles de la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL) ainsi que celles de la nouvelle Agence Faso Vêenem. L’objectif affiché est d’atteindre un taux d’électrification de 70 % à l’horizon 2030, une ambition qui traduit la volonté des autorités d’accélérer l’accès à l’énergie sur l’ensemble du territoire.

Le ministre Yacouba Zabré Gouba a précisé que ces fonds serviront à doter les deux structures des équipements et infrastructures nécessaires à l’extension des réseaux de transport et de distribution d’électricité. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de la Révolution Progressiste Populaire, qui place le renforcement de la souveraineté énergétique parmi ses priorités, à travers le développement des capacités nationales de production et de distribution.

Sur le plan administratif, le Conseil a également adopté, sur proposition du ministère des Serviteurs du Peuple, un décret portant mise à jour du guide méthodologique de description des postes de travail. Selon le ministre Mathias Traoré, cette révision permet notamment d’intégrer les emplois de gestionnaires scolaires et universitaires ainsi que ceux liés à l’administration des affaires économiques.

Le nouveau dispositif s’appliquera à un large éventail d’entités publiques : collectivités territoriales, établissements publics de l’État, sociétés d’État, sociétés d’économie mixte et autorités administratives indépendantes. Il introduit par ailleurs la notion de « profil idéal » pour chaque poste, tout en permettant de valoriser des candidatures présentant des compétences équivalentes, dans un souci d’équité dans l’accès aux emplois publics.

Ces deux décisions traduisent la volonté du gouvernement de conjuguer développement des infrastructures énergétiques et modernisation de la gouvernance administrative, deux chantiers présentés comme structurants pour l’atteinte des objectifs du gouvernement à l’horizon 2030.

Sentinelle BF